Vous êtes ici :

- Organisations et gouvernance


Une histoire racontée au travers de cinq grands chapitres

Ce chapitre apporte un éclairage plus transversal sur l’histoire de la Communauté Urbaine de façon en évoquant les grandes évolutions de l’organisation communautaire, ainsi que le chantier de la gouvernance politique à l’échelle de la grande région lyonnaise.

Les grandes évolutions de l’organisation communautaire

Le récit est consacré ici aux grandes évolutions et aux nouveaux déterminants du management de l’institution et de la conduite des politiques communautaires.Il s’intéresse d’abord aux évolutions de l’organigramme en mettant en évidence les grandes réorganisations des services qui ont jalonné la vie de la Communauté Urbaine depuis sa création. Il rend compte également de l’évolution des modes de management de l’organisation communautaire, en particulier en matière financière et de ressources humaines.Enfin, il rend compte de la transformation du travail quotidien des agents administratifs avec l’arrivée de l’informatique.Ainsi est posée la question de la « réflexivité » de la Communauté Urbaine, c’est-à-dire sa capacité à interroger la pertinence de ses modes de faire au regard des objectifs qu’elle poursuit et à s’inscrire en conséquence dans une dynamique de changement organisationnel.

Si le Grand Lyon incarne le pouvoir politique d’agglomération, il désigne également l’administration sur laquelle repose l’exercice de ce pouvoir. Depuis quarante ans, la mise en œuvre des compétences dévolues à la Communauté Urbaine dépend de l’implication quotidienne de plusieurs milliers d’agents. Il apparait que l’organisation communautaire n’a cessé de se transformer tout au long de cette période : siège, fonctions support, culture managériale, outils d’information et de communication, etc. Faisant en cela écho aux évolutions des enjeux d’agglomération et du champ de compétence de l’institution.

Quelques années après son lancement en 1969, la COURLY acquiert une nouvelle dimension lorsqu’elle prend ses quartiers dans un véritable hôtel de communauté, au sein du quartier de la Part-Dieu alors en plein réaménagement. Mais les investissements colossaux consentis durant sa première décennie d’existence pour équiper l’agglomération rattrapent la Communauté Urbaine. La situation financière délicate du début des années 1980, dans un contexte national marqué par le « tournant de la rigueur », appelle la mise en place de nouveaux principes de gestion budgétaire et financière pour préserver l’avenir. Autre innovation de la décennie 80 : la mise au point d’un système d’information géographique améliore la connaissance du territoire d’agglomération, au grand bénéfice des politiques communautaires.L’arrivée de Michel Noir à la tête de la Communauté Urbaine en 1989 va quant à elle impulser un tournant managérial : la structure, le fonctionnement et l’action de l’administration communautaire sont auscultés en profondeur pour en améliorer l’efficience et la qualité. Les années 1990 sont aussi celle de la diffusion de l’informatique dans l’ensemble des services du Grand Lyon. La circulation de l’information s’en trouve bouleversée. La première décennie du 21ème siècle enfin sera marquée par des évolutions majeures en matière gestion des finances et des ressources humaines.

Avec les témoignages de Jean BARBOYON, Guy BARRIOLADE, Jacky DARNE, Catherine DAVID, Pierre DUCRET, Irène GAZEL, Pierre MALHIERE, Michel NOIR, Valérie PHILIPPON-BERANGER, Pierre PIJOURLET, Benoit QUIGNON

 

La gouvernance métropolitaine

Le récit porte ici sur une problématique résolument tournée vers l’avenir : le chantier de la coopération métropolitaine. Mettant en jeu les interdépendances reliant l’agglomération lyonnaise à ses territoires voisins, ce chantier a pris une acuité croissante au fil du temps, en raison notamment de la montée en puissance des phénomènes de périurbanisation et de compétition des métropoles. Sur un plan institutionnel, la mise en cohérence des réflexions et politiques des multiples échelons et collectivités concernés par la gestion de l’aire métropolitaine lyonnaise apparait comme un long chemin sinueux, où le diagnostic partagé et les projets interterritoriaux côtoient les crispations et les logiques de « pré-carré ». Quoi qu’il en soit, le sens de l’histoire semble indiquer que nombre d’enjeux de développement de l’agglomération lyonnaise – attractivité, compétitivité, empreinte écologique, cohésion sociale, alimentation, etc. – ne trouveront de réponses suffisantes qu’en investissant toujours plus fortement ce territoire élargi et mouvant de l’aire métropolitaine.

Consacré à la question de la gouvernance métropolitaine, celle-ci résonne fortement avec les raisons de la création de la Communauté Urbaine. Fondamentalement, cette dernière visait à apporter une réponse aux problèmes soulevés par le décalage entre le territoire de l’agglomération lyonnaise et le morcellement communal. D’une certaine manière, les dynamiques métropolitaines soulèvent la même problématique : comment adapter les structures institutionnelles au fonctionnement du territoire ?

Car la réalité du territoire a continué d’évoluer profondément durant les quarante dernières années. D’une part, l’agglomération lyonnaise a continué de s’étendre : selon les chiffres du dernier recensement (2010), elle compterait désormais 130 communes (selon l’approche « Unité Urbaine » de l’Insee), débordant ainsi largement l’ensemble formé par les 58 communes du Grand Lyon. D’autre part, l’essor des mobilités, en particulier automobiles, a conduit à un accroissement considérable des interactions quotidiennes entre l’agglomération et les territoires alentours. Quand on étudie les liens domicile-travail, les parcours résidentiels ou encore les aires de chalandise, il apparaît que l’agglomération lyonnaise est désormais au centre d’une aire d’influence très large qui s’étend de l’agglomération stéphanoise à Ambérieu-en-Bugey, de Vienne à Villefranche-sur-Saône, et qui regroupe environ 3 millions d’habitants.

Sur le plan institutionnel, ce vaste espace se caractérise une fois encore par un incontestable morcellement : une multitude de communes et d’intercommunalités, plusieurs départements… De fait, le périmètre de la Communauté Urbaine de Lyon ne constitue qu’une petite partie de ce territoire métropolitain qui n’a pour l’instant pas d’existence administrative. Cette multiplicité d’acteurs rend difficile la construction d’une réponse coordonnée aux grands enjeux qui se jouent à cette échelle en matière de services publics et de politiques de développement. Comment s’entendre pour anticiper les besoins fonciers, améliorer les transports, conforter le développement économique, localiser les grands équipements ou encore maitriser la périurbanisation, etc. ? On prend également conscience que ce n’est qu’en raisonnant à l’échelle de la région urbaine que Lyon pourra se mesurer aux principales métropoles européennes. C’est toute la question de la gouvernance de l’aire métropolitaine lyonnaise qui a été posée dès les années 1960 par les services de l’Etat. Cette problématique va ressurgir à la fin des années 1980 à l’occasion de l’élaboration du Schéma directeur Lyon 2010 et de la création de l’association Région Urbaine de Lyon.Depuis, les principales collectivités de l’aire métropolitaine n’ont eu de cesse d’explorer différentes voies pour faire avancer le chantier de la gouvernance métropolitaine, rencontrant une interrogation récurrente : faut-il faire bouger les lignes ou les liens ?

Avec les témoignages de Guy BARRIOLADE, Paul BOINO, André CHASSIN, Anne DUBROMEL, Pierre DUCRET, Emmanuel CELLIER, Bernard JOUVE, Patrick LUSSON, Pierre MALHIERE, Marie-Noëlle MILLE, Martial PASSI, Corinne TOURASSE

Chroniques

1967-1970 : l’Etat élabore le premier document de planification à l’échelle de l’aire métropolitaine lyonnaise

1 janvier 2014

La gouvernance métropolitaine. Avec les témoignages de Paul BOINO Pierre MALHIERE et Marie-Noëlle MILLE.


Michel Noir tente de faire de la Région Urbaine de Lyon (RUL) le lieu de régulation politique de la métropole

1 janvier 2014

La gouvernance métropolitaine. Avec les témoignages de Guy BARRIOLADE, Paul BOINO , Anne DUBROMEL, Pierre DUCRET, Bernard JOUVE.


La volonté de Raymond Barre d’étendre le Grand Lyon aux « vraies limites de l’agglomération » n’aboutit pas

1 janvier 2014

La gouvernance métropolitaine. Avec les témoignages de Paul BOINO et Anne DUBROMEL.


La nouvelle donne initiée par Gérard Collomb : la démarche « territoires partenaires »

1 janvier 2014

La gouvernance métropolitaine. Avec les témoignages de Paul BOINO, Anne DUBROMEL, Patrick LUSSON et Martial PASSI.



2006 : Sous l’impulsion de l’agence d’urbanisme de Lyon, les Scot de l’aire métropolitaine adoptent un chapitre commun

1 janvier 2014

La gouvernance métropolitaine. Avec les témoignages de Paul BOINO (juillet 2010), André CHASSIN, Anne DUBROMEL, Emmanuel CELLIER, Patrick LUSSON.


Ressources