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Une vie d’agglomération parasitée par les frontières départementales


Avant même de devenir un véritable territoire politique, l’agglomération lyonnaise est d’abord une réalité urbaine. Celle d’une ville-centre dont l’étroitesse du territoire se traduit par un “déversement” du développement urbain chez les communes voisines. Le territoire à enjeu apparait d’emblée supra-communal. C’est également une vie quotidienne qui met en scène la dépendance des habitants de la périphérie vis-à-vis de Lyon pour accéder aux artefacts de la société de consommation.

En même temps, survoler l’agglomération lyonnaise de cette époque, c’est aussi se rappeler de l’absurdité des limites départementales. Caluire et Cuire, Saint-Priest, Bron, Vénissieux et Saint-Fons forment la frontière Est du Rhône. Au delà, on est dans l’Ain ou l’Isère. L’ancienneté et la symbolique de ces frontières érigent une sorte de mur invisible au sein même de l’agglomération. Les années 1960 offrent ainsi le spectacle d’une agglomération qui ne dit pas son nom. Une agglomération qui existe dans les faits avant d’exister dans les esprits.

Portrait de l’agglomération lyonnaise au début des années 1970

 

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Témoignage de Franck SCHERRER : “Dès cette époque, du fait de l’étroitesse de la ville centre, les problèmes se posent nécessairement à l’échelle de l’agglomération”

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise

 

Témoignage de Bruno POLGA : “Les villes de banlieues vivaient dans la dépendance de Lyon pour un grand nombre de services et d’équipements”

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Bruno POLGA : 1er adjoint au Maire de Saint-Priest de 1977 à 1983, Maire de Saint-Priest de 1983 à 2003, Conseiller communautaire de 1983 à 2008, Vice-président de la Communauté Urbaine de 1995 à 2008 (en charge successivement de l’eau et de l’assainissement, de l’habitat, de la propreté)

 

Témoignages de Jean PELLETIER et Charles DELFANTE : “La raffinerie a pu s’implanter parce que Feyzin était à l’époque dans l’Isère”

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Jean PELLETIER : Agrégé de géographie ; Professeur de géographie à l’Université Lumière Lyon II de 1958 à 1994 ; Conseiller permanent auprès de l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM), de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL), de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), de l’agence d’urbanisme de Lyon, de la Communauté Urbaine de Lyon.Charles DELFANTE (1926-2012) : Ancien directeur de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL) et de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), Conseiller permanent auprès de l’agence d’urbanisme de Lyon