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De nouveaux défis pour les services urbains


Impliqués dans l’élaboration de la charte de l’écologie urbaine, les services urbains seront également en première ligne pour assurer sa mise en œuvre. Les directions de l’eau et de la propreté jouent en effet un rôle central dans la gestion des flux de matières physiques consommés et rejetés quotidiennement par l’agglomération. La mobilisation des services urbains autour du concept d’écologie urbaine s’inscrit également dans un contexte législatif en pleine évolution. La loi sur l’eau de janvier 1992, d’une part, transcrit une directive européenne de 1991 instituant l’épuration obligatoire de toutes les eaux usées d’ici 2005 et, d’autre part, prévoit la mise en place d’une gestion globale et intégrée de la ressource en eau par bassin hydrographiques au travers de l’adoption de schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) par agence de bassin. Adoptée en juillet 1992, la loi relative à l’élimination des déchets exprime pour la première fois la nécessité de gérer les déchets de façon durable. Elle est fondée sur trois principes : réduire la production et la nocivité des déchets, organiser et limiter le transport des déchets tout en récupérant les matériaux réutilisables ou de l’énergie, informer le public. Cette loi prévoit également des plans d’élimination des déchets et la suppression des décharges après le 1er janvier 2002 pour les déchets non ultimes.

Dans ce cadre, l’action de la direction de l’eau en matière d’adduction, de distribution et d’épuration a pour objectif d’assurer la ressource en eau de l’agglomération et d’améliorer la collecte et le traitement des eaux usées. En partenariat avec l’Agence de l’eau, cette volonté se traduira notamment par la protection des champs captants de Crépieux-Charmy, la mise en place d’une gestion automatisée du réseau de distribution d’eau et de collecte des eaux usées, l’augmentation des capacités de collecte des eaux usées dans l’est de l’agglomération, la réhabilitation de la station d’épuration de Saint-Fons, etc. Pour ce qui concerne la direction de la propreté, qui assure la collecte et la gestion des déchets, l’objectif majeur que lui assigne la charte de l’écologie urbaine est celui d’accroitre les capacités de recyclage des déchets pour limiter l’enfouissement et maitriser l’utilisation des usines d’incinération. Celui-ci conduira notamment à la multiplication des points de collecte du verre et des déchèteries, la signature d’une convention « site pilote » avec l’organisme Eco-emballage pour développer la valorisation des emballages ménagers, le déploiement de la collective des déchets ménagers, etc.

Ces efforts s’inscrivent dans la continuité de l’action des services urbains depuis la création de la Communauté Urbaine et se poursuivent encore aujourd’hui dans le cadre de l’agenda 21 avec notamment la mise en place du Schéma Général d’Alimentation en Eau Potable (SGAEP), la finalisation du Schéma Directeur d’Assainissement (SDA), le lancement d’un plan de réduction des déchets à la source, etc.

Yves VERILHAC : Directeur de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) de 1981 à 1991 – Conseiller en écologie urbaine auprès du président de la Communauté Urbaine de Lyon de 1991 à 1995 – Chargé de la création puis directeur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche de 1996 à 2005 - Directeur de l’Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN)

Jean VILLIEN : Chargé d’études Environnement à l’Agence d’Urbanisme de Lyon de 1980 à 1990 – Directeur de la mission Écologie Urbaine de la Délégation Générale au Développement Urbain du Grand Lyon depuis 1990

Michel REPPELIN : Maire de Collonges au Mont d’Or et Conseiller communautaire depuis 1995 – Vice-président chargé de l’environnement de 2001 à 2008 – Vice-président chargé du développement durable depuis 2008 – Président du Comité de Coordination pour la Contrôle de la pollution Atmosphérique dans la Région Lyonnaise (COPARLY) – Président du groupe Risques du Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles et des Risques dans l’Agglomération Lyonnaise (SPIRAL)