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Les années 1970 : entre guichet des communes et serviteur de l’Etat, la Communauté mutualise les compétences techniques


Durant sa première décennie d’existence, la Communauté Urbaine se met en place de façon très progressive. Elle ne prend en gestion directe qu’une partie des compétences qui lui sont dévolues, confiant certaines d’entre elles à différents partenaires extérieurs. Sur le plan politique, un certain nombre d’observateurs estiment que l’institution communautaire se voit assignée une vocation relativement modeste au départ : assurer l’homogénéisation des équipements de base (assainissement, déchets, voirie, édifices, etc.) et la continuité des services publics (transports publics, services de secours et d’incendie, etc.).

Pour certains, en dépit des avancées incontestables qu’elle permet en matière de services urbains (cf. épisodes n°2 et 3), cette approche de l’intérêt communautaire laisse une place à la « logique du guichet » : soucieuse de la défense de ses intérêts et de son autonomie, chaque commune va chercher à attirer vers elle un maximum d’investissements communautaires. Pour d’autres, c’est parce que la Communauté Urbaine va d’abord se concentrer sur les domaines d’action maitrisés de longue date par les communes (les services urbains) qu’elle va se construire une crédibilité et une légitimité qui lui permettront d’élargir son périmètre d’action par la suite.

Freinée de l’intérieur, la construction d’un intérêt communautaire distinct des visions communales semble également retardée par l’influence encore forte à l’époque de l’Etat sur les grandes politiques d’urbanisme. Détenant l’expertise et une grande part des financements, les services étatiques possèdent alors un pouvoir de prescription incontournable aux yeux de plusieurs témoins. La Communauté Urbaine n’a pas encore « la main » sur le devenir de l’agglomération.

La main mise de l’Etat sur l’aménagement de l’agglomération

Bernard JOUVE (1965-2009) : Directeur du Laboratoire de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (R.I.V.E.S.) de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (ENTPE) ; Coordonnateur de la Chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté »

Hommage de l’Association Française de Science Politique

Pierre MALHIERE : Entré à la Communauté Urbaine début 1971 comme juriste de l’Atelier d’urbanisme («Secrétaire» de la coordination ATURCO-Aménagement urbain-service administratif communautaire) - A partir de 1974, «permanent» du Groupe Planification auprès du secrétaire général – crée le service des gestions déléguées en 1982 – directeur du Service des finances de 1983 jusqu’en 1990

Jean PELLETIER : Agrégé de géographie ; Professeur de géographie à l’Université Lumière Lyon II de 1958 à 1994 ; Conseiller permanent auprès de l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM), de l’atelier d’urbanisme de la ville de Lyon (ATURVIL), de l’atelier d’urbanisme de la Communauté Urbaine (ATURCO), de l’agence d’urbanisme de Lyon, de la Communauté Urbaine de Lyon

Pierre PIJOURLET : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - ingénieur au Service de l’aménagement urbaine jusqu’en 1974 – ingénieur au sein du Groupe Planification placé auprès de la Direction générale jusqu’en 1975 – responsable de la subdivision du plan de la ville Lyon jusqu’en 1981 – Ingénieur au sein de la Mission Gerland – participe à la création du Système Urbain de Référence et du centre de données urbaines – participe à la maitrise d’ouvrage de la Communauté Urbaine en matière d’informatique jusqu’en 1998 – Responsable de la mise en place du réseau mutualisé pour les télécommunications jusqu’en 2001 – Directeur adjoint des opérations à la direction de la voirie jusqu’en 2012

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise

Une logique intercommunale réduite au minimum

Bernard JOUVE (1965-2009) : Directeur du Laboratoire de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (R.I.V.E.S.) de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (ENTPE) ; Coordonnateur de la Chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté »

Hommage de l’Association Française de Science Politique

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise

Michel RIVOIRE : Ingénieur-Urbaniste de l’Etat de 1971 à 1981 (Centre d’Etudes Techniques de l’Etat de l’Isle d’Abeau, Service d’études et d’aménagement de la montagne à Chambéry, direction de l’équipement de l’Ain, Service de l’urbanisme à Paris) – Responsable des opérations d’urbanisme (régie directe et opérations conventionnées) à la Communauté Urbaine de Lyon de 1981 à 1984 – Directeur du Département Développement de 1984 à 1989 – crée et prend la direction de l’Agence régionale d’aménagement et de développement (TRACES) du Conseil Régional Rhône-Alpes de 1989 à 1994 – crée et prend la direction du GIP Transalpes chargé des premières études du TGV Lyon-Turin de 1994 à 2001 – Directeur du technopôle Savoie-Technolac de Chambéry de 2001 à 2002

Pierre PIJOURLET : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - ingénieur au Service de l’aménagement urbaine jusqu’en 1974 – ingénieur au sein du Groupe Planification placé auprès de la Direction générale jusqu’en 1975 – responsable de la subdivision du plan de la ville Lyon jusqu’en 1981 – Ingénieur au sein de la Mission Gerland – participe à la création du Système Urbain de Référence et du centre de données urbaines – participe à la maitrise d’ouvrage de la Communauté Urbaine en matière d’informatique jusqu’en 1998 – Responsable de la mise en place du réseau mutualisé pour les télécommunications jusqu’en 2001 – Directeur adjoint des opérations à la direction de la voirie jusqu’en 2012

Jean-Pierre BUE : entre à la Communauté Urbaine en 1970 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable de la subdivision électromécanique au sein du service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service assainissement jusqu’en 1990 – Directeur de l’eau (adduction et assainissement) jusqu’en 1997 – Directeur de la propreté jusqu’en 1999 – Responsable des grands projets d’aménagement jusqu’en 2005Gérard CAVIGLIA : entre à la Communauté Urbaine en 1969 - Ingénieur subdivisionnaire au service de l’assainissement jusqu’en 1978 – Responsable du bureau étude et exploitation au service de l’assainissement jusqu’en 1984 – Responsable du service opérations d’urbanisme au Département Développement Urbain jusqu’en 1991 – Directeur de la voirie jusqu’en 1997 – Directeur de l’eau jusqu’en 2005

Pierre MALHIERE : Entré à la Communauté Urbaine début 1971 comme juriste de l’Atelier d’urbanisme («Secrétaire» de la coordination ATURCO-Aménagement urbain-service administratif communautaire) - A partir de 1974, «permanent» du Groupe Planification auprès du secrétaire général – crée le service des gestions déléguées en 1982 – directeur du Service des finances de 1983 jusqu’en 1990