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1987-2000 : l’arrivée des Ecoles Normales Supérieures symbolisent la volonté de renforcer les forces universitaires de l’agglomération lyonnaise


Au moment de la création de la Communauté Urbaine (1969), les liens entre l’Université et la ville semblent distendus. Alors que l’accroissement très important des effectifs et la délocalisation vers Lyon de plusieurs établissements parisiens supposent de repenser l’implantation de l’Université dans la ville, la ville de Lyon et la Communauté Urbaine semblent raisonner à courte vue. Parce qu’elle fait résonnance avec les évènements de 1968, parce qu’elle relève essentiellement des décisions et des compétences de l’Etat, la question des implantations universitaires est traitée comme d’autres grands équipements dont les édiles lyonnais ne voyaient que les charges et les inconvénients. Se déchargeant sur les communes périphériques, ils encouragent dans les années 1970 le transfert d’une partie de l’université sur le nouveau campus de Bron-Parilly, le départ du centre-ville de certaines grandes écoles lyonnaises (école supérieure de commerce, école centrale, etc.), la localisation périphérique de certaines écoles en provenance de Paris.

Il faut attendre les années 1980 et la réflexion sur la dimension métropolitaine de l’agglomération pour voir les décideurs lyonnais prendre conscience de l’apport de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le développement économique, technologique et culturel de Lyon, mais aussi pour son image. Cette nouvelle posture se traduira, d’une part, par une volonté d’accueillir de nouveaux établissements universitaires : Ecole normale supérieure Sciences en 1987, École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre en 1997, École normale supérieure Lettres et Sciences Humaines en 2000. D’autre part, au début des années 2000, les collectivités locales sont sollicitées pour participer au plan Université 2000 de modernisation des établissements universitaires. Ceci donnera lieu, en autre, au rachat par la ville de Lyon des anciens locaux de la manufacture des tabacs et leur mise à disposition de l’université Lyon3.

 

Marc BONNEVILLE : ancien directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’Université Lyon 2 de 1991 à 2005 – auteur de l’ouvrage « Lyon, Métropole régionale ou eurocité ? » – Membre du Conseil de Développement de Saint-Etienne Métropole depuis 2006.

 

Jean-Marc ROUMILHAC : Chargé de mission à la direction du commerce de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCIL) de 1973 à 1980 – Responsable de la prospection France au sein de l’Agence de développement de la région lyonnaise (ADERLY) jusqu’en 2001 – Directeur général du GIP Mission ingénierie et prospectives Rhône-Alpes (Mipra) Pierre-Yves TESSE : Chargé d’études à l’Organisations d’Etudes d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine lyonnaise (OREAM) de 1966 à 1973 ; Chargé de mission à l’Agence de Développement Economique de la Région lyonnaise (ADERLY) de 1973 à 1990 ; Directeur de l’Animation Economique et de l’Aménagement à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) de 1990 à 2006

 

La nouvelle université de Lyon II à Bron Parilly (1971). A Retrouvez sur www.ina.fr