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La fin du 20ème siècle célèbre la culture lyonnaise


Tout au long des années 1990, la dimension culturelle de l’agglomération ne va cesser de prendre une importance croissante jusqu’à la consécration mondiale de 1998 qui voit le site historique de Lyon inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans la première moitié de la décennie, Christian Boiron, adjoint au maire de Lyon, va pousser pour que la culture fasse partie intégrante de la stratégie d’internationalisation de Lyon. L’idée que le patrimoine et la vie culturelle lyonnaise peuvent contribuer au rayonnement et à l’attractivité touristique du territoire se diffuse.

Les premiers efforts vont plutôt porter sur les hauts lieux de la vie culturelle lyonnaise avec la transformation de la Halle Tony Garnier en salle de spectacles et d’exposition en 1987-1988, la rénovation de l’Opéra national de Lyon de 1989 à 1993 et du musée des beaux arts de 1990 à 1998, le déménagement de la maison de la danse dans locaux du théâtre du 8ème arrondissement en 1992.La deuxième moitié des années 1990 met davantage l’accent sur l’évènementiel culturel. Les biennales de la danse et d’art contemporain reçoivent un soutien accru des collectivités. Créée en 1984 par Guy Darmet, la première voit le lancement du « défilé » en 1996 qui va contribuer à populariser l’évènement auprès des habitants de l’agglomération. Créée en 1991 par le Ministère de la culture et la Ville de Lyon, la Biennale d’art contemporain de Lyon succède à la Biennale de Paris, voulue par André Malraux en 1959, et disparue à la fin des années 1980. Ces deux évènements apparaissent aujourd’hui comme des rendez-vous mondiaux incontournables. Autre évènement « boosté » par la collectivité dans les années 1990, la fête des lumières célébrée tous les 8 décembre depuis 1852. Depuis le mandat de Michel Noir, cet évènement spontané aux origines religieuses est accompagné d’installations et d’œuvres lumineuses éphémères. Prolongeant le Plan Lumière mis en place par la municipalité, cette démarche aboutit finalement à la création en 1999 d’un véritable Festival des lumières organisé sur plusieurs jours.

La vitalité culturelle de l’agglomération continue de s’affirmer avec le lancement en 2009 de la première édition du Festival Lumière, évènement consacré à l’histoire du cinéma, et l’ouverture prochaine du Musée des confluences, espace dédié aux sciences et aux sociétés.

 

Henry CHABERT : Conseiller municipal de Lyon et conseiller communautaire de 1983 à 1989 en charge du développement social des quartiers – Adjoint au maire de Lyon et vice-président à la Communauté Urbaine en charge de l’aménagement et du développement urbain de 1989 à 2001 – Président de l’agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise de 1995 à 2001

 

Jean-Pierre CHARBONNEAU : Chef de Projet des Minguettes de 1987 à 1989 – Conseiller technique d’Henry Chabert, ancien Adjoint à l’urbanisme et Vice-Président de la Communauté Urbaine en charge de l’urbanisme de 1989 à 2001 (politique d’aménagement des espaces publics de l’agglomération, politique de développement des quartiers difficiles, montage d’opérations complexes (TC, lumière, festival des lumières) – Conseiller technique de Gilles Buna, Adjoint à l’urbanisme de Lyon, Vice-Président du Grand Lyon chargé de l’urbanisme depuis 2001 (Plan lumière, berges du Rhône, déplacements…)

 

Marc BONNEVILLE : ancien directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’Université Lyon 2 de 1991 à 2005 – auteur de l’ouvrage « Lyon, Métropole régionale ou eurocité ? » – Membre du Conseil de Développement de Saint-Etienne Métropole depuis 2006

 

1954, célébration du centième anniversaire de la fête du 8 décembre

1998, le site historique de Lyon est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco