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A partir de la fin des années 1970, un regard nouveau est porté sur la ville existante : sauvé de la démolition, le centre doit être reconquis


Dans les années 1970, c’est d’abord l’Etat qui s’efforce d’apporter des réponses nouvelles à la crise des centres-villes. A la politique de restauration introduite avec la loi Malraux pour sauvegarder le patrimoine historique, vient s’ajouter celle de la réhabilitation qui, grâce à la mise en place de la procédure des Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) en 1977, vise à concilier l’amélioration du confort des logements anciens avec le maintien en centre-ville de quartiers populaires. Une aide de l’Etat à l’animation et au suivi de ces opérations est apportée aux municipalités qui les mettent en place. La réalisation d’opérations d’accompagnement (création de voies piétonnes, ravalement des façades, équipements publics etc.) est favorisée par les financements mis en place dans le cadre du Fonds d’Aménagement Urbain (FAU). A Lyon, les premières OPAH ont été mises en œuvre dans le centre de Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse, à Ainay, sur le Vieux-Lyon puis sur la rive gauche. Elles ont ensuite été étendues aux noyaux anciens des arrondissements et aux communes périphériques, en particulier celles de l’ouest, du val de Saône et du sud de l’agglomération.

La ville de Lyon et la Communauté Urbaine vont s’engager à leur tour dans ce mouvement de revalorisation du centre historique de l’agglomération. Sensible aux aspirations de la société civile lyonnaise, Louis Pradel lance le chantier du métro et accepte de rendre piétonne certaines voiries empruntées par celui-ci. Tel un caméléon, l’édile lyonnais affirme l’ambition que Lyon prenne « la tête du peloton des villes piétonnières en Europe ». En 1986, c’est le geste éminemment symbolique de coloration des façades du vieux-Lyon qui ajoute le ravalement extérieur à la réhabilitation intérieur du bâti. Au-delà de ces premières actions, c’est le référentiel de pensée de la sphère technique locale qui fait sa mue. Les préceptes modernistes (zonage fonctionnel, priorité à l’automobile, séparation des flux, grande hauteur, etc.) sont récusés. On redécouvre la notion de mixité urbaine, le caractère fondateur de la rue traditionnelle, le charme des traces du passé qui caractérisent chaque quartier. On prend conscience du potentiel de renouvellement offert par les friches industrielles. Le renouveau est en marche…

Marc BONNEVILLE : ancien directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’Université Lyon 2 de 1991 à 2005 – auteur de l’ouvrage « Lyon, Métropole régionale ou eurocité ? » – Membre du Conseil de Développement de Saint-Etienne Métropole depuis 2006

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnais

Jean FREBAULT : Directeur de l’agence d’urbanisme de l’agglomération toulousaine de 1971 à 1978 – Directeur de l’Agence d’urbanisme de la communauté urbaine de Lyon de 1978 à 1988 –Directeur de l’Architecture et de l’Urbanisme au ministère de l’Équipement de 1989 à 1994 – Directeur de l’Etablissement public d’aménagement de la ville nouvelle de L’Isle-d’Abeau de 1994 à 1999 – Président de la 5ème section « Aménagement et environnement » au Conseil général des ponts et chaussées depuis 1999 – Président du Conseil de développement du Grand Lyon depuis 2006

Bruno DUMETIER : participe à différents projets d’architecture sur l’agglomération lyonnaise dans les années 1980 et 1990 (réhabilitions de logements sociaux, université, immeubles de bureaux, bâtiments publics, etc.) – Architecte Conseil auprès de la communauté urbaine de Lyon pour le secteur du Franc Lyonnais (10 communes) de 1993 à 2003 – Membre du conseil d’administration du CAUE du Rhône depuis 1996 – Membre de la commission départementale des sites, perspectives et paysage du département du Rhône depuis 1999 – Architecte-Urbaniste en Chef du « Carré de Soie » à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin - Directeur de l’agence d’architecture Dumetier Design (Lyon)

Jean-Claude QUEVREUX : entre à la Communauté Urbaine en 1978 – Responsable de la coordination des ZAC auprès de la Direction Générale des Services Techniques jusqu’en 1983 – Responsable du groupe opérationnel de Gerland jusqu’en 1990 – Urbaniste territorial en charge du secteur sud de l’agglomération jusqu’en 2009 – Responsable de la coordination du Pole Urbanisme Territorial

1979, changement d’époque pour l’urbanisme lyonnais

1986, le ravalement des façades des immeubles de la ville

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