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Dès les années 1960 et jusqu’au début des années 1980, le centre de l’agglomération connait une hémorragie démographique et économique


Dans les années 1950-1960, la vigueur inédite de la croissance urbaine, les exigences réelles ou supposées de la vie moderne, la foi dans la capacité des théories urbaines à concevoir des « cités radieuses » (Le Corbusier, Tony Garnier, etc.), tout incite à penser que l’avenir de la ville était à rechercher à sa périphérie. Avec leur patrimoine bâti hérité de l’histoire, les vieux centres urbains ne semblent plus en mesure de répondre aux défis du développement urbain : un habitat ancien qui ne satisfait plus aux normes de confort promues dans les ZUP ; un tissu urbain inapte à accueillir la modernité économique qui va se loger dans les « Central Business District » dont la Part-Dieu sera le fleuron lyonnais ; un lien avec l’activité industrielle qui se distend avec le départ des ateliers et des fabriques des faubourgs vers la périphérie ; une vie commerciale menacée par la concurrence des centres commerciaux qui se créent à la lisière de l’agglomération ; un réseau viaire incapable de répondre à l’essor des déplacements en automobile.

Ainsi, dès la fin des années 1960, au moment où se crée la Communauté Urbaine, le centre de l’agglomération est bien mal en point : avec l’attractivité des grands ensembles, Lyon perd près de 8 000 habitants entre les recensements de 1962 et 1968. La tendance s’intensifie au cours de la décennie suivante avec l’explosion de l’habitat pavillonnaire qui conduit à ce que la surface urbanisée augmente désormais beaucoup plus vite que la population. Perdant 71 000 habitants entre 1968 et 1975, et près de 44 000 entre 1975 et 1982, Lyon connait une paupérisation accélérée : recul de l’emploi, ségrégation sociale, dégradation de l’habitat, etc. Il y a urgence à agir pour inverser la vapeur.

 

La crise du centre-ville

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise.

 

Jean-Claude QUEVREUX : entre à la Communauté Urbaine en 1978 – Responsable de la coordination des ZAC auprès de la Direction Générale des Services Techniques jusqu’en 1983 – Responsable du groupe opérationnel de Gerland jusqu’en 1990 – Urbaniste territorial en charge du secteur sud de l’agglomération jusqu’en 2009 – Responsable de la coordination du Pole Urbanisme Territorial.

 

L’appel d’air des ZUP et l’essor de la périurbanisation

Franck SCHERRER : directeur de l’Institut d’Urbanisme de Lyon, auteur d’une thèse sur le rôle de l’assainissement dans la construction politique de l’agglomération lyonnaise.

 

Marc BONNEVILLE : ancien directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’Université Lyon 2 de 1991 à 2005 – auteur de l’ouvrage « Lyon, Métropole régionale ou eurocité ? » – Membre du Conseil de Développement de Saint-Etienne Métropole depuis 2006.

 

Régis MAIRE : Entre à la Communauté Urbaine en 1972 - Ingénieur au sein du service aménagement urbain, responsable de la subdivision Sud-est jusqu’en 1985 – Responsable de la division Périphérie au sein du service urbanisme opérationnel jusqu’en 1990 – Chef du service urbanisme opérationnel jusqu’en 1992 – Conseiller technique auprès du Directeur de l’Organisation Territoriale jusqu’en 2007.

 

Catherine GRANDIN-MAURIN : Directrice du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) du Rhône depuis sa création en 1980.